Les notes du samedi

Quand Stéphane Le Foll rencontre Henri PescaroloQuand un ministre rencontre un pilote, de quoi parlent-ils ? De voitures bien sûr… Stéphane Le Foll, qui se souvient « du bruit incroyable que faisaient les Matra » quand il venait « en famille aux 24 Heures du Mans » a pu évoquer avec Henri Pescarolo au hasard d’une rencontre le week-end dernier, ces belles années où il admirait les Ford GT 40 ou les Porsche 911 sur le bord du circuit. « Tous les Français ont suivi l’époque de Matra avec Lagardère » reconnaît Henri Pescarolo « A l’époque, l’automobile était politiquement correcte » ajoute le quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans en s’adressant au porte-parole du gouvernement. « Même Georges Pompidou à l’époque, avait aidé financièrement au développement du moteur ». Autre temps, autres priorités… Il n’empêche, Stéphane Le Foll veut défendre la course : « ça reste un vrai laboratoire pour l’automobile. Il suffit de voir le nouveau règlement de l’ACO, l’arrivée des moteurs hybrides. Tout cela c’est encourageant pour l’avenir de l’automobile et pour l’avenir des 24 Heures du Mans ».Le MMArena :  un modèle révolu ?« Le modèle français était fondé jusqu’ici sur la propriété et l’exploitation publiques des équipements. Il est révolu : pourquoi une ville investirait-elle pour construire un stade qui ne profitera qu’à une seule société privée ? Les partenariats public-privé sont des bombes à retardement. Et pour une raison simple : l’aléa sportif. Comment signer un engagement sur 30 ans avec la certitude que le club à qui on loue l’équipement restera au haut niveau ? », a indiqué cette semaine devant les sénateurs le tout nouveau secrétaire d’État aux sports, Thierry Braillard. Question : est-ce une réflexion du secrétaire d’Etat après avoir assisté à la finale de coupe de France de foot féminin au MMArena ?A l’UMP, la guerre de tranchéesIl y a quelques mois, une personnalité de l’UMP en Sarthe glissait à propos des sénatoriales « il y aura du sang sur les murs ». Il ne croyait pas si bien dire. Lors de sa venue le 6 mai dernier à Etival-lès Le Mans dans le cadre de la campagne des Européennes, François Fillon avait déjà pu mesurer l’ampleur du désastre depuis la tribune : face à lui, se tenaient d’un côté Jean-Pierre Vogel, Dominique Le Mèner et Jean-Pierre Chauveau et de l’autre côté Fabienne Labrette-Ménager et Fabien Lorne notamment. Le président de l’UMP contre la secrétaire fédérale ou inversement. L’unité de l’UMP Sarthe a volé en éclats. Et l’investiture cette semaine de la liste de Louis-Jean de Nicolaÿ et de Fabienne Labrette-Ménager au détriment de celle de Jean-Pierre Vogel et de Christelle Morançais n’est certes pas faite pour calmer la situation. Au milieu de cette bataille rangée, Jean-Marie Geveaux va tenter, vaille que vaille, de limiter la casse. Souhaitons-lui bon courage….